Archive pour July 2007

Carte bancaire et sécurité : les Français confiants

Wednesday 11 July 2007

L’Observatoire de la sĂ©curitĂ© des cartes de paiement a fait procĂ©der par l’institut CSA Ă  un sondage sur la perception par les porteurs de la sĂ©curitĂ© des paiements par carte. Les principaux rĂ©sultats.

Afin de complĂ©ter les statistiques existantes sur le niveau de la fraude, son Ă©volution et sa dĂ©composition en fonction des modes de paiement, l’Observatoire de la sĂ©curitĂ© des cartes de paiement a fait procĂ©der à un sondage auprès d’un Ă©chantillon reprĂ©sentatif de 1 005 personnes âgĂ©es de 18 Ă  74 ans rĂ©sidant en France mĂ©tropolitaine, contactĂ©es par tĂ©lĂ©phone du 5 au 6 fĂ©vrier 2007. Ce sondage avait pour mission de rĂ©colter les impressions des porteurs de carte bancaire en ce qui concerne la sĂ©curitĂ© des paiements. Les rĂ©sultats de ce sondage confirment que l’utilisation de la carte en France est aujourd’hui totalement banalisĂ©e pour une grande majoritĂ© de porteurs. Une part de la population reste cependant rĂ©ticente Ă  l’utilisation de la carte pour payer Ă  distance (par tĂ©lĂ©phone, par courrier ou sur Internet) et Ă  l’Ă©tranger.

La CB perçue comme le moyen de paiement le plus sûr

La carte est le moyen de paiement perçu comme le plus sĂ»r. 12 % des porteurs considèrent qu’elle est « très sĂ»re » et 68 % « assez sĂ»re ». Cette perception varie nĂ©anmoins fortement selon le type d’utilisation : 4 porteurs sur 10 considèrent que l’utilisation des cartes Ă  l’Ă©tranger prĂ©sente un risque ; cette proportion s’Ă©lève Ă  6 sur 10 pour les paiements sur Internet et 7 sur 10 pour les paiements par courrier ou par tĂ©lĂ©phone. Toutefois, les utilisateurs rĂ©guliers du paiement sur Internet expriment un niveau de confiance plus Ă©levĂ© (ils sont 7 sur 10 Ă  considĂ©rer les paiements sur Internet comme sĂ»rs).

Les mesures de sĂ©curitĂ© mises en place et les recommandations des Ă©tablissements bancaires sont globalement connues et apprĂ©ciĂ©es. Les porteurs dĂ©clarent en grande majoritĂ© s’y plier naturellement. Toutefois, 5 % dĂ©clarent ne suivre aucune de ces prĂ©conisations.

Bien que la fraude soit objectivement limitĂ©e, une part significative des porteurs dĂ©clarent y avoir Ă©tĂ© exposĂ©s (8 % ayant vĂ©cu un cas de fraude sur leur carte au moins une fois dans leur vie et 18 % connaissant parmi leurs proches une victime de fraude). Toutefois, l’impact de l’exposition Ă  la fraude sur les comportements est limitĂ©.

  • Source : communiquĂ© de presse de l’Observatoire de la sĂ©curitĂ© des cartes de paiement.

Fraude Ă  la carte bancaire : 7% de hausse en 2006

Wednesday 11 July 2007

Selon le rapport de l’Observatoire de la sĂ©curitĂ© des cartes de paiement publiĂ© le 10 juillet 2007, les fraudes Ă  la carte bancaire enregistrĂ©es en 2006 suivent le rythme de la progression des transactions, soit 7 %. Internet reste encore le lieu oĂą les fraudes se concentrent en international.

Le communiquĂ© de presse diffusĂ© par l’Observatoire indique que les statistiques de fraude Ă©tablies par l’Observatoire reposent sur des donnĂ©es recueillies auprès de la majeure partie des Ă©metteurs de cartes de paiement, Ă  la fois de types « interbancaire » et « privatif », et d’un Ă©chantillon de commerçants accepteurs de paiements par carte. 

Une hausse des fraudes après des baisses 

Après les baisses observĂ©es entre 2003 et 2005, le montant total des paiements frauduleux par carte a progressĂ© pour s’Ă©tablir Ă  252,6 millions d’euros en 2006, contre 235,9 millions d’euros en 2005. Toutefois, dans un contexte de croissance soutenue du volume et de la valeur des transactions par carte, cette hausse n’a pas d’impact sur le taux global de fraude, qui reste stable Ă  0,064 %. Le montant moyen d’une transaction frauduleuse s’Ă©tablit Ă  117 euros.

Les transactions internationales plus sujettes à la fraude 

La rĂ©partition de la fraude par zone gĂ©ographique demeure marquĂ©e par un dĂ©sĂ©quilibre entre les transactions nationales et internationales : 60 % de la fraude porte sur les transactions internationales, alors que ce type de transaction compte pour moins de 10 % de la valeur des paiements par carte enregistrĂ©s dans les systèmes français. Dans un contexte de croissance soutenue des transactions, l’Observatoire relève une lĂ©gère inflexion Ă  la hausse du taux de fraude sur les transactions nationales, Ă  0,031 %, et une diminution du taux de fraude sur les transactions internationales, qui s’Ă©tablit Ă  0,362 %.

Les paiements Ă  distance toujours en tĂŞte des fraudes

Le taux de fraude sur les paiements à distance est très supérieur à celui des paiements de proximité et sur automate : 0,199 % contre 0,024 %. Dans un contexte de croissance très dynamique du volume et de la valeur des paiements à distance (+ 38,9 % entre 2005 et 2006), la fraude sur ces paiements augmente fortement en valeur mais très modestement en taux.

Les travaux conduits en 2006 avec le Groupement des Cartes Bancaires « CB » et la FĂ©dĂ©ration du e commerce et de la vente Ă  distance (FEVAD) sur les diffĂ©rents modes de paiement par carte Ă  distance montrent que le taux de fraude varie suivant le mode de paiement (le taux Ă©tant lĂ©gèrement plus Ă©levĂ© pour les paiements sur Internet que pour les paiements par courrier et tĂ©lĂ©phone). Par ailleurs le taux de fraude semble varier selon les secteurs d’activitĂ© et serait plus important dans le cadre de la vente de services que dans celle de produits.

Dans ce contexte, l’Observatoire souhaite rappeler l’importance du respect des mesures de sĂ©curitĂ© recommandĂ©es par les Ă©metteurs, et en particulier l’utilisation systĂ©matique du cryptogramme visuel (CVx2) en paiement Ă  distance et la vĂ©rification de l’identitĂ© des acheteurs par les commerçants.

  • Le rapport de l’observatoire est disponible en version Ă©lectronique sur le site Internet de l’Observatoire, Ă  l’adresse www.observatoire-cartes.fr .

Les français et les crédits en 2007

Wednesday 11 July 2007

Selon l’enquĂŞte annuelle de l’Observatoire de l’endettement des mĂ©nages rĂ©alisĂ©e par la FĂ©dĂ©ration bancaire française et TNS Sofres, 50,9% des mĂ©nages français dĂ©tenaient au moins un crĂ©dit fin 2006.
Les rĂ©sultats de l’enquĂŞte annuelle de l’Observatoire de l’endettement des mĂ©nages ont Ă©tĂ© publiĂ©s le 30 mars 2007. Il ressort de cette vague d’enquĂŞte auprès de 12 000 mĂ©nages que le niveau de dĂ©tention de crĂ©dit en France est Ă©levĂ© mais toutefois moindre que l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente (52,6% fin 2005).

Les principaux rĂ©sultats de l’enquĂŞte
Les crédits immobiliers en augmentation :
Le recours au crĂ©dit immobilier par les français atteint un des taux les plus Ă©levĂ©s depuis 10 ans. En effet, fin 2006, 30,2% des mĂ©nages français dĂ©tenaient des crĂ©dits immobiliers soit un chiffre stable par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente (30,5%). Ce taux Ă©levĂ© est du principalement Ă  l’allongement de la durĂ©e des prĂŞts (17,8 ans en 2006 contre 12,8 ans en 1993) et aux conditions de crĂ©dit actuelles attractives (taux moyens de 4,1% en 2006). Globalement, fin 2006 22,9% des mĂ©nages sont endettĂ©s au titre de l’accession Ă  la propriĂ©tĂ©, contre 21,8% fin 2003.
Les crĂ©dits de trĂ©sorerie en baisse : Fin 2006, 32,6% des mĂ©nages dĂ©tenaient des crĂ©dits de trĂ©sorerie (34,5% en 2005). Dans plus de la moitiĂ© des cas (55,6% des mĂ©nages), les crĂ©dits de trĂ©sorerie sont destinĂ©s Ă  financer l’achat d’une automobile ou d’une moto. Chez les jeunes mĂ©nages de moins de 30 ans, cette proportion grimpe Ă  67,5%. Après la voiture, le principal usage des crĂ©dits de trĂ©sorerie revient au financement d’un bien d’Ă©quipement de la maison (29,5% des mĂ©nages, 27,9% des jeunes mĂ©nages) et au financement d’un loisir (4,9% des mĂ©nages, 3,9% des jeunes mĂ©nages).
Les jeunes parient de plus en plus sur l’immobilier : Les jeunes mĂ©nages de moins de 30 ans n’ont jamais Ă©tĂ© aussi nombreux Ă  accĂ©der Ă  la propriĂ©tĂ© ! Fin 2006, 17,8% des jeunes sont accĂ©dants Ă  la propriĂ©tĂ© (+ 1 point en un an, et + 4 points depuis 2000). Globalement, 54,4% des mĂ©nages de moins de 30 ans ont au moins un crĂ©dit fin 2006.

Les riches de France toujours plus riches !

Tuesday 10 July 2007

Selon une Ă©tude de l’Ecole d’économie de Paris, les revenus des Français les plus riches n’ont cessĂ© d’augmenter depuis 1998, mieux encore, la progression atteint des sommets jamais vus en France !
Pendant le dĂ©bat politique prĂ©sidentiel, on nous a laissĂ© Ă  penser que les fortunes françaises fuyaient notre beau pays trop taxĂ©… A l’image de Johnny Halliday et ses envies de naturalisation belge, les français d’en bas pensaient peut-ĂŞtre naĂŻvement que notre territoire Ă©tait un repoussoir Ă  grosses fortunes. Eh bien non, au contraire mĂŞme ! Selon une Ă©tude menĂ©e par  l’économiste Camille Landais de l’Ecole d’économie de Paris sur la base des sources fiscales de 1998 Ă  2005, il ressort que les revenus des plus riches n’ont jamais Ă©tĂ© aussi bien portants ! L’Ă©tude s’est concentrĂ©e uniquement sur les plus riches des riches. Et le rapport est Ă©loquent : en terme de rĂ©sumĂ© Camille Landais conclut Ă  « un fort «accroissement des inĂ©galitĂ©s de revenus depuis huit ans».  Un pavĂ© dans le mare du gouvernement Sarkozy puisque jusqu’Ă  maintenant l’Insee s’acharnait Ă  conclure « à une rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s en France. »

Les très très riches encore plus riches
L’enquĂŞte prĂ©sente dans le dĂ©tail ses rĂ©sultats. Pour les français très riches soit environ 350 000 foyers, les revenus ont augmentĂ© de 19 % entre 1998 et 2005. Pour les plus que « très riches » soit environ 0,1% (35 000 foyers), l’augmentation des revenus atteint + 32 % ! Et pour la crème des riches soit environ 0,01% des plus riches (3 500 foyers fiscaux), l’augmentation atteint + 42,6 % ! On est Ă©videmment loin du Smic horaire ! La France d’en bas n’a du se satisfaire que des miettes avec une  hausse de 5,9% entre 1998 et 2005 ! Pour la petite histoire, l’Insee pointĂ©e du doigt par ces rĂ©vĂ©lations Ă  contre-courant se dĂ©fend en argumentant que jamais le vĂ©nĂ©rable organisme de la statistique n’avait Ă©tĂ© aussi loin dans le dĂ©tail… Heureusement que les universitaires sont lĂ  donc pour dĂ©montrer par A+B de la vĂ©ritĂ© de la situation ! Ces chiffres n’auront sans doute aucune rĂ©percussion sur les dĂ©bats des dĂ©putĂ©s fraĂ®chement Ă©lus rĂ©unis en ce mois de juillet autour du fameux bouclier fiscal ! Pauvres riches !