Archive pour September 2007

Epargne solidaire : le milliard d’euros dĂ©passĂ© en 2007

Sunday 30 September 2007

La 5ème édition du Baromètre des Finances solidaires Finansol - La Croix - Ipsos souligne une progression du montant de l’épargne solidaire qui dépasse le milliard d’euros (1,271 milliard d’euros, soit une hausse de 43% par rapport à l’année précédente).

En 2006, l’épargne solidaire a permis de financer 12 400 entreprises (et une entreprise sur six créée par un chômeur est le fruit de ce type d’épargne). 22 000 emplois ont été créés ou consolidées par les placements des épargnants solidaires. L’épargne solidaire en 2006, c’est, entre autres, le financement :
- de 14 000 activités économiques innovantes dans les domaines du développement durable, du commerce équitable …
- du logement de 819 nouvelles familles en difficulté.
Le terme d’ « épargne solidaire » est désormais bien installé dans le paysage médiatique français (plus d’un quart des Français (27%) déclarent en avoir déjà entendu parler).

L’attrait des Français pour l’épargne solidaire ne se dément pas : 59% des personnes interrogées se disent prête à souscrire un produit d’épargne solidaire, même si beaucoup (42%) souhaitent s’assurer d’un rendement financier équivalents aux placements classiques.

Le nombre d’épargnants solidaires s’est accru de 36% pour atteindre cette année 272 000 souscripteurs.

C’est principalement la labellisation, la garantie d’une bonne utilisation des fonds qui inciterait les Français à investir dans un produit d’épargne solidaire (42%). Autre incitateur fort, la déduction fiscale (pour 25% des Français).

(1) Sondage réalisé pour Finansol les 16 et 17 juin 2007 auprès d’un échantillon national représentatif de 942 personnes âgées de 18 ans et plus, interrogées par téléphone. Echantillon constitué selon la méthode des quotas.

  • Source : CommuniquĂ© de presse journal La Croix

Assurances des crĂ©dits consommation : l’UFC Que choisir accuse !

Thursday 20 September 2007

Le 22 mai 2007, l’UFC-Que Choisir avait dĂ©montrĂ© qu’entre 1995 et 2005, 11,5 milliards d’euros de bĂ©nĂ©fices des contrats d’assurance adossĂ©s aux crĂ©dits immobiliers n’avaient jamais Ă©tĂ© reversĂ©s aux assurĂ©s comme le prĂ©voit pourtant la loi. En ce mois de septembre, l’UFC-Que Choisir repointe du doigt les compagnies d’assurance pour les crĂ©dits consommation cette fois. “OĂą sont passĂ©s les 4,5 milliards d’euros de bĂ©nĂ©fices ?” demande l’association de consommateurs. Et l’UFC Que choisir de hausser le ton. Elle “accuse les professionnels du marchĂ© de l’assurance dĂ©cès-incapacitĂ©-invaliditĂ© adossĂ©e aux crĂ©dits Ă  la consommation de s’ĂŞtre appropriĂ© les bĂ©nĂ©fices record de ces contrats alors que ceux-ci doivent, selon le mĂŞme principe lĂ©gal, retourner aux assurĂ©s.”

3 millions de consommateurs lésés 

UFC-Que choisir constate en effet : “Aujourd’hui, 3 millions de consommateurs ont souscrit Ă  un crĂ©dit Ă  la consommation (personnel, affectĂ© ou revolving) avec une assurance. Manifestement, le taux de l’assurance (de 2,40% Ă  5,40% annuel pour les crĂ©dits revolving) très Ă©levĂ© est complètement dĂ©connectĂ© des risques. L’analyse du montant des primes versĂ©es par ces 3 millions d’assurĂ©s comparĂ© aux risques rĂ©ellement encourus par les assureurs rĂ©vèle l’existence de bĂ©nĂ©fices incroyablement Ă©levĂ©s. Sur 100 euros de primes d’assurance versĂ©es, 70 euros sont du « surplus » ou bĂ©nĂ©fices nets. La dĂ©termination de ce « surplus » net prend naturellement en compte l’ensemble des frais de gestion des acteurs, la marge de l’assureur, la commission de l’Ă©tablissement de crĂ©dit qui apporte un client Ă  l’assureur…”

Et l’UFC-Que choisir rappelle : “Pour ces assurances comme pour celles adossĂ©es aux crĂ©dits immobiliers, la loi prĂ©voit le reversement des bĂ©nĂ©fices aux assurĂ©s. Au total, depuis 1997, 4,5 milliards d’ euro de « surplus » auraient dĂ» ĂŞtre reversĂ©s aux assurĂ©s au titre de « la participation aux bĂ©nĂ©fices » prĂ©vue par la loi. ”

L’affaire ira en justice !

L’UFC-Que Choisir affirme dans un communiquĂ© avoir la preuve que certains Ă©tablissements financiers ont mis en place un système de commissions artificiellement Ă©levĂ©es, qui leur permet de capter en amont les bĂ©nĂ©fices attendus des contrats d’assurance. “Concrètement, l’Ă©tablissement de crĂ©dit perçoit jusqu’Ă  68 % de la prime en commissions alors que son rĂ´le « d’apporteur d’affaires » et administratif justifierait, selon les pratiques du marchĂ©, un commissionnement beaucoup plus faible.”

Au vu de ces nouveaux Ă©lĂ©ments, l’UFC-Que Choisir va accompagner en justice un consommateur qui assigne la CNP PrĂ©voyance et l’Ă©tablissement de crĂ©dit COFIDIS pour avoir violĂ© le principe lĂ©gal de la participation des assurĂ©s aux bĂ©nĂ©fices. L’association demande en outre aux parlementaires l’ouverture d’une commission d’enquĂŞte afin de dĂ©terminer la responsabilitĂ© de chacun des acteurs du secteur et de proposer des pistes de rĂ©formes pour plus de transparence. L’association lance Ă©galement un appel Ă  tous les assurĂ©s pour qu’ils exigent de leur assureur le versement des bĂ©nĂ©fices dĂ©gagĂ©s par leur contrat d’assurance emprunteur pour leurs crĂ©dits Ă  la consommation et met Ă  leur disposition une lettre type disponible sur www.quechoisir.org. Une lettre ouverte vient d’ĂŞtre adressĂ©e au Ministre de l’Economie pour que les choses bougent concrètement pour les assurĂ©s obtiennent la rĂ©paration de leur prĂ©judice passĂ©. Dans les prochaines semaines, l’UFC-Que Choisir mettra Ă  disposition un site internet dĂ©diĂ© aux consommateurs lĂ©sĂ©s.

DĂ©duction des intĂ©rĂŞts d’emprunts : 34% des Français prĂŞts Ă  acheter

Wednesday 12 September 2007

Selon la 1ère vague de sondages de l’Observatoire des propriĂ©taires immobiliers rĂ©alisĂ©e par la Sofres pour le rĂ©seau d’agences L’Adresse, 34% des Français interrogĂ©s seraient prĂŞts Ă  acheter un bien immobilier pour profiter des nouvelles dispositions fiscales relatives aux dĂ©ductions des intĂ©rĂŞts d’emprunts (loi Woerth).

Dans le dĂ©tail, les personnes souhaitant acheter d’ici 2012 Ă©voquent pour principales motivations : “Se constituer un capital” Ă  63%, “AmĂ©nager son cadre de vie Ă  son goĂ»t” pour 54%, “Disposer d’une surface habitable plus adaptĂ©e” pour 44%, “RĂ©aliser une plus value Ă  terme sur le bien achetĂ©” Ă  41%, “BĂ©nĂ©ficier de la dĂ©ductibilitĂ© des intĂ©rĂŞts d’emprunt” Ă  34%, “Avoir un logement plus Ă©conomique en Ă©nergie” Ă  32%. Paradoxalement “Se rapprocher de son lieu de travail ou de la famille” n’est Ă©voquĂ© qu’Ă  14% des motivations.

La rĂ©percution des lois fiscales de l’Ă©tĂ© 2007 touche aussi par ricochet les actuels propriĂ©taires d’un bien puisque le sondage met en Ă©vidence que 13% des propriĂ©taires seraient prĂŞts Ă  vendre leurs rĂ©sidences principales ! Selon l’observatoire des propriĂ©taires immobiliers, 4% des propriĂ©taires ont vendu au moins un bien au cours des 12 derniers mois pour deux raisons principales : accĂ©der Ă  une meilleure qualitĂ© de vie (surface plus adaptĂ©e, environnement plus agrĂ©able) mais aussi par la perspective de plus values.

Données techniques

Enquête téléphonique réalisée pour L’ADRESSE sur un échantillon de propriétaires tiré du panel Métascope TNS Sofres, représentatif des ménages français : - 792 propriétaires (résidence principale ou secondaire) interrogés (échantillon représentatif par méthode des quotas sur l’âge, sexe, PCS chef de famille, région et taille d’agglomération) : - Dont 191 intentionnistes : personnes ayant déclaré en 2006 avoir l’intention de vendre un bien immobilier d’ici fin 2 010. Durée de l’interview : 10 mn
Dates d’enquête : 04 au 15 juin 2007