Archive pour October 2007

Bouclier fiscal : un courrier de relance ciblĂ© “gros” contribuables fait polĂ©mique

Friday 26 October 2007

Le Syndicat national unifiĂ© des impĂ´ts (Snui-FDSU) sort les griffes contre un courrier de relance qui va ĂŞtre adressĂ© aux “gros” bĂ©nĂ©ficiaires ciblĂ©s du bouclier fiscal ! Cette pratique qualifiĂ©e de “choquante” va Ă  l’encontre mĂŞme du principe d’Ă©galitĂ© des contribuables face au bouclier fiscal.
Le Syndicat national unifiĂ© des impĂ´ts (Snui-FDSU) dans un communiquĂ© publiĂ© jeudi se dit choquĂ© par le projet de courrier de relance envoyĂ© Ă  quelques bĂ©nĂ©ficiaires fortunĂ©s triĂ©s sur le volet. “Constatant le peu de demandes de restitution au titre du bouclier fiscal (ndrl 2 398 demandes de remboursement effectuĂ©es au 31 AoĂ»t dernier), l’administration fiscale vient de lancer un dispositif destinĂ© Ă  relancer les bĂ©nĂ©ficiaires dits « potentiels » du bouclier fiscal afin de les inciter Ă  demander leur Ă©ventuel remboursement” explique le communiquĂ©. Pour le SNUI, cette « offre de service » (aux fondements très Ă©loignĂ©s du service public) ciblĂ©e sur un petit nombre de contribuables est choquante Ă  plusieurs titres.”

Une mesure pour tous ?

Si thĂ©oriquement, la mesure du bouclier fiscal s’adresse Ă  tous les contribuables, dans la pratique seuls quelques “gros” contribuables assujetis Ă  l’ISF sont rĂ©ellement concernĂ©s par des “gros” remboursements : “Lors de l’annonce du bouclier, le gouvernement d’alors avançait que la plupart de ses bĂ©nĂ©ficiaires potentiels disposaient de revenus modestes. En rĂ©alitĂ©, si les bĂ©nĂ©ficiaires ne sont pas en majoritĂ© assujettis Ă  l’ImpĂ´t de solidaritĂ© sur la fortune (ISF), la proportion s’inverse radicalement dès qu’on aborde la question du montant des remboursements : une minoritĂ© de bĂ©nĂ©ficiaires potentiels (16 000 sur 93 000) du bouclier fiscal, assujettis Ă  l’ISF, pourraient se voir rembourser la bagatelle de 350 millions d’euros (sur un coĂ»t global du bouclier de 400 millions d’euros). Le profil du vĂ©ritable bĂ©nĂ©ficiaire du bouclier est donc net” constate le Syndicat national unifiĂ© des impĂ´ts.  “PrĂ©cisons que le bouclier Ă  50 % s’annonce plus coĂ»teux et plus ciblĂ© : 18.000 contribuables se verront rembourser 563 millions d’euros…”

Une dĂ©marche “choquante”

Le syndicat s’interroge sur le bien fondĂ© d’une relance : “On mesure tout d’abord la volontĂ© de s’adresser Ă  un public particulier pour « vendre » un produit d’appel contestable.” Et le syndicat de hausser le ton : “Ă  l’heure oĂą dans les services des impĂ´ts, les suppressions d’emplois se font durement ressentir, oĂą la pression n’aura jamais Ă©tĂ© aussi importante (puisque les objectifs et la charge de travail augmentent sans cesse sur fond de pĂ©nurie de moyens) et oĂą des rĂ©formes d’ampleur s’enchaĂ®nent, une telle mesure apparaĂ®t comme la goutte d’eau qui fait dĂ©border le vase. On le voit nettement, l’organisation du travail n’est pas neutre : pourquoi une telle sĂ©lection des mesures Ă  promouvoir ? On ne peut valablement invoquer la dĂ©fense des intĂ©rĂŞts des contribuables en la matière : seuls 93 000 d’entre eux sont potentiellement bĂ©nĂ©ficiaires du bouclier fiscal. Pourquoi donc ne pas informer les 35 millions de foyers fiscaux des multiples mesures dont ils peuvent ĂŞtre potentiellement bĂ©nĂ©ficiaires ? Il y a lĂ  une conception et un « pilotage » bien curieux du service public. (…) Il y a une frontière entre service public et prestation de service Ă  un public : ce dispositif la franchit allègrement…”

Borloo annonce un nouveau crédit à 0% pour rénover son logement

Friday 26 October 2007

Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ă©cologie, du DĂ©veloppement et de l’AmĂ©nagement durables a annoncĂ© ce matin sur RMC la crĂ©ation d’un crĂ©dit Ă  taux 0 pour aider les particuliers Ă  rĂ©nover leurs logements.
InvitĂ© ce matin sur RMC pour expliquer les avancĂ©es obtenues dans le cadre du Grenelle de l’environnement, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ă©cologie, du DĂ©veloppement et de l’AmĂ©nagement durables a annoncĂ© la crĂ©ation d’un crĂ©dit Ă  taux Ă  0% pour aider les particuliers Ă  rĂ©nover leurs logements. Cette annonce est si elle se concrĂ©tise, une petite rĂ©volution dans le milieu des crĂ©dits puisque jusqu’Ă  maintenant, le fameux crĂ©dit Ă  taux 0 n’Ă©tait attribuĂ© que dans le cadre d’une acquisition d’un logement et non pour la seule rĂ©alisation de travaux d’amĂ©nagement d’un logement ancien.

Selon Jean-Louis Borloo, une restriction pourrait intervenir dans l’octroi de ce nouveau crĂ©dit Ă  taux 0 : « Le remboursement ne doit pas ĂŞtre supĂ©rieur Ă  l’économie rĂ©alisĂ©e » par les travaux engagĂ©s sur le logement dans le cadre d’une opĂ©ration d’amĂ©lioration de la performance Ă©nergĂ©tique.

Pour mĂ©moire, le taux 0 est accordĂ© aujourd’hui uniquement Ă  des personnes rĂ©pondant Ă  un certain plafond de ressource, dans le cadre de l’achat ou de la construction d’un logement neuf, de l’achat d’un logement existant assorti ou non de travaux de remises aux normes, la transformation d’un local (bureau, grange…) dont l’emprunteur est dĂ©jĂ  propriĂ©taire, en logement, ou l’acquisition et la transformation d’un tel local.

Crédit à Taux variable : les emprunteurs déchantent !

Tuesday 23 October 2007

L’Association française des usagers des banques tire la sonnette d’alarme : les emprunts Ă  taux variable contractĂ©s par les particuliers ces derniers mois deviennent ingèrables tant l’augmentation des taux s’emballe Ă  l’image des « Subprimes » amĂ©ricaines.

L’Association française des usages des banques (AFUB) monte au crĂ©neau contre les emprunts Ă  taux variable. Dans une interview donnĂ©e Ă  LCI dernièrement, Serge MaĂ®tre (prĂ©sident de l’Afub) tire la sonnette d’alarme : « En moins de deux semaines, nous avons reçu environ 250 tĂ©moignages de la part de personnes en dĂ©sarroi. » Et le prĂ©sident de l’Afub de citer quelques exemples Ă©loquents de ces courriers dĂ©sespĂ©rĂ©s : « un couple avait empruntĂ© 200.000 euros sur 30 ans avec un taux variable. En un an, leur taux d’intĂ©rĂŞt est passĂ© de 3,4% Ă  5,7%. Donc, pour ne pas trop augmenter leurs mensualitĂ©s -qui sont tout de mĂŞme passĂ©es de 150 euros Ă  230 euros-, la durĂ©e du remboursement a Ă©tĂ© prolongĂ©e de six ans. 36 ans au lieu de 30. » Selon Serge MaĂ®tre, ce cas est extrĂŞme mais malheureusement pas isolĂ© : « Une personne avait empruntĂ© 120.000 euros au taux de 3,4% en avril 2006 sur 25 ans. Aujourd’hui, son taux est passĂ© Ă  4,80% et son emprunt court dĂ©sormais sur 34 ans, 9 ans de plus que prĂ©vu ! »

Gare aux tentations du taux variable !

Selon l’Afub, les taux variables sont particulièrement pervers puisqu’ils font exploser les coĂ»ts du crĂ©dit sous l’effet de l’augmentation des taux. Sachant cela, l’association souhaite que les banques fassent un effort afin d’Ă©viter de reproduire l’exemple amĂ©ricain des Subrpimes. « Les AmĂ©ricains considèrent que la France ne fait que diffĂ©rer la crise en prĂ©fĂ©rant allonger les durĂ©es d’emprunt plutĂ´t que d’augmenter les remboursements des personnes qui ont des mauvaises surprises avec leur emprunt immobilier. Mais lorsque cette variable d’ajustement sera Ă©puisĂ©e, il faudra augmenter les mensualitĂ©s et lĂ , on courra le risque d’obliger les gens Ă  revendre leur bien faute de pouvoir rembourser leur prĂŞt » prĂ©cise Serge MaĂ®tre Ă  LCI. « Pour ne pas en arriver lĂ , nous demandons aux banques de renĂ©gocier les emprunts de leurs clients en difficultĂ©. Le CIC s’y est dĂ©jĂ  engagĂ©. » Selon l’Afub, les emprunts Ă  taux variables reprĂ©sentaient en 2005 5% des crĂ©dits octroyĂ©s, 8,5% en 2006 et sans doute autour de 10% actuellement. Chez certaines banques comme le CrĂ©dit Foncier de France les crĂ©dits Ă  taux d’intĂ©rĂŞts variables reprĂ©sentent 35% des contrats.

Assurance crĂ©dit : l’UFC Que choisir lance un site internet contestataire

Tuesday 23 October 2007

Pour aider les consommateurs Ă  mieux dĂ©fendre leurs intĂ©rĂŞts face Ă  la non redistribution des bĂ©nĂ©fices des assurances crĂ©dit, l’association UFC Que Choisir lance un site internet riposte :   www.justeprime.org.

Il y a quelques semaines, l’UFC Que choisir jetait un pavĂ© dans la mare : “OĂą sont passĂ©s les 4,5 milliards d’euros de bĂ©nĂ©fices ?” L’association accusait alors « les professionnels du marchĂ© de l’assurance dĂ©cès-incapacitĂ©-invaliditĂ© adossĂ©e aux crĂ©dits Ă  la consommation de s’ĂŞtre appropriĂ© les bĂ©nĂ©fices records de ces contrats alors que ceux-ci doivent, selon le mĂŞme principe lĂ©gal, retourner aux assurĂ©s.” Selon l’association de consommateurs, 3 millions de personnes auraient Ă©tĂ© lĂ©sĂ©s par cette pratique de non redistribution des bĂ©nĂ©fices. « L’analyse du montant des primes versĂ©es par ces 3 millions d’assurĂ©s comparĂ© aux risques rĂ©ellement encourus par les assureurs rĂ©vèle l’existence de bĂ©nĂ©fices incroyablement Ă©levĂ©s. Sur 100 euros de primes d’assurance versĂ©es, 70 euros sont du « surplus » ou bĂ©nĂ©fices nets. La dĂ©termination de ce « surplus » net prend naturellement en compte l’ensemble des frais de gestion des acteurs, la marge de l’assureur, la commission de l’Ă©tablissement de crĂ©dit qui apporte un client Ă  l’assureur… » prĂ©cisait alors l’association ajoutant «l’article L 331-3 du code des assurances les obligent Ă  faire participer les assurĂ©s aux bĂ©nĂ©fices techniques et financiers qu’elles rĂ©alisent».

Un site internet pour réagir
Hier lundi, l’UFC-Que Choisir a dĂ©cidĂ© d’aller plus loin encore en lançant un site internet dĂ©diĂ© Ă  cette question : www.justeprime.org. Avec ce site explique l’association, « Nous voulons pousser les consommateurs Ă  se dĂ©fendre devant les tribunaux. » (…) «Plus il y aura de gens qui enclencheront une procĂ©dure, plus les choses pourront changer.» Sachant qu’Ă  l’heure actuelle une association de consommateur ne peut en aucun cas dĂ©clencher un recours collectif, ce site vient en soutien des consommateurs isolĂ©s qui souhaitent s’informer sur les procĂ©dures. Sont notamment disponibles en ligne les formulaires adaptĂ©s Ă  chaque situation ainsi que les modalitĂ©s pour entamer une procĂ©dure. Le site est complĂ©tĂ© par un calculateur virtuel qui permet de chiffrer le montant des bĂ©nĂ©fices reversĂ©s.

Diffamation rétorque la Fédération bancaire française
Devant le lancement de ce site et les accusations portĂ©es par l’association de consommateurs, la  FĂ©dĂ©ration française des sociĂ©tĂ©s d’assurances a rĂ©agi en affirmant haut et fort que «les assureurs appliquent les mĂ©canismes conformes Ă  la lĂ©gislation». De son cĂ´tĂ©, la FĂ©dĂ©ration bancaire française, a dĂ©cidĂ© d’attaquer l’UFC-Que Choisir pour diffamation.

Assurance-vie : les députés votent pour une recherche de tous les bénéficiaires

Friday 12 October 2007

L’AssemblĂ©e nationale a approuvĂ© jeudi 11 octobre, Ă  l’unanimitĂ©, une sĂ©rie de mesures qui ont pour objectif de limiter le nombre des contrats d’assurance-vie en dĂ©shĂ©rence.

Chaque annĂ©e en France, entre 150.000 et 170.000 contrats d’assurance-vie ne sont pas rĂ©clamĂ©s par leurs bĂ©nĂ©ficiaires. Selon le secrĂ©taire d’Etat Ă  la Consommation, le nombre cela reprĂ©sente ” une somme d’environ 1 milliard d’euros ” que le PS Ă©value de son cĂ´tĂ© plutĂ´t ” entre 2 et 4 milliards “. Quelques soient effectivement les chiffres, le problème de la non rĂ©clamation des contrats d’assurance-vie lors du dĂ©cès de son souscripteur est inadmissible. Pour venir Ă  bout de ce problème, les dĂ©putĂ©s ont votĂ© le jeudi 11 octobre Ă  l’unanimitĂ© une proposition de loi prĂ©sentĂ©e par les dĂ©putĂ©s UMP Yves Censi et Jean-Michel Fourgous. Cette proposition vise Ă  imposer Ă  l’assureur de rechercher le bĂ©nĂ©ficiaire du contrat d’assurance-vie, mĂŞme si ses coordonnĂ©es ne sont pas mentionnĂ©es. Autrement dit, les assurances vont ĂŞtre obligĂ©es de rechercher Ă  leurs frais les bĂ©nĂ©ficiaires. Pour faciliter ces recherches, les compagnies auront accès au registre de l’Insee sur les dĂ©cès afin de vĂ©rifier la situation des souscripteurs et des bĂ©nĂ©ficiaires. Un amendement a ajoutĂ© Ă  cette obligation de recherche la possibilitĂ© de conclure un acte d’acceptation (avenant, acte authentique ou sous seing privĂ©) entre le bĂ©nĂ©ficiaire, l’assureur et le souscripteur au-delĂ  du dĂ©lai d’un mois après la signature du contrat. “Cette loi va donner les moyens aux assureurs de rechercher dans les meilleures conditions les bĂ©nĂ©ficiaires. Il s’agit de mettre fin à  plusieurs dysfonctionnements induits dans celui des contrats non rĂ©clamĂ©s”, a expliquĂ© Yves Censi. Le texte qui a Ă©tĂ© adoptĂ© jeudi 11 octobre par les dĂ©putĂ©s va dĂ©sormais ĂŞtre soumis au SĂ©nat dans les prochaines semaines.

Eric Woerth officialise la fusion Impôts-Trésor public

Thursday 4 October 2007

La fusion entre la Direction générale des impôts (DGI) et de la Direction générale de la comptabilité publique (DGCP) est désormais officielle. Eric Woerth a présenté les modalités de la mise en oeuvre aujourd’hui devant les organisations syndicales du ministère et les cadres supérieurs.
Selon un communiqué de presse du ministère du Budget, des comptes publics et de la fonction publique : À l’issue d’une phase d’écoute et de concertation approfondie de plusieurs semaines, Éric WOERTH, ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique a présenté aujourd’hui, devant les organisations syndicales du ministère et les cadres supérieurs, les modalités de la fusion de la Direction générale des impôts (DGI) et de la Direction générale de la comptabilité publique (DGCP). A terme, les deux directions seront réunies pour former une administration unique.

Éric WOERTH a expliqué que cette fusion permettrait d’atteindre quatre objectifs prioritaires :

– améliorer la qualité du service rendu aux usagers, dont près de 80 % estiment que l’organisation actuelle, avec, d’un côté, les centres des impôts et, de l’autre, les trésoreries est trop complexe ;

– mieux répondre aux besoins des élus locaux, dont les services sont en contact avec les deux administrations sur le terrain ;

– accroître la performance et l’efficacité de l’État, en renforçant nos moyens de lutte contre la fraude, en augmentant encore le taux de recouvrement et en continuant à dégager des gains de productivité ;

– améliorer les perspectives professionnelles des agents en leur donnant de nouvelles possibilités de mobilité et d’enrichissement de leurs métiers.

Éric WOERTH a également décrit les principales caractéristiques de la nouvelle administration. Des guichets fiscaux uniques, après une phase de test en 2008, seront progressivement mis en place sur l’ensemble du territoire. Ces guichets fiscaux uniques seront également créés en zone rurale. Dans ces zones, les trésoreries qui répondent aujourd’hui aux questions de paiement, répondront aussi demain aux questions concernant le calcul de l’impôt. À cet égard, le ministre a rappelé que l’organisation des services publics financiers se fera dans le strict respect de la Charte des services publics en milieu rural.

Au niveau départemental, une direction unique pilotera l’ensemble des services territoriaux. Des préfigurations auront lieu l’année prochaine.

Au niveau national, une nouvelle direction générale sera créée et un directeur général unique sera nommé au printemps 2008.

Enfin, Éric WOERTH a souligné l’importance qu’il accordait à la méthode de mise en œuvre de la réforme.

Cette fusion sera placée sous le signe de l’équilibre entre les deux directions à tous les niveaux. Elle sera menée de façon progressive et dans la clarté, avec la volonté d’offrir aux agents de la visibilité et des garanties. À compter d’aujourd’hui, des travaux d’approfondissement vont être conduits pour bâtir les fondations de la nouvelle direction. Ils seront menés avec la volonté d’avoir un dialogue social nourri.

Pour Éric WOERTH, cette fusion sera un signal fort de modernisation de l’État et une grande avancée pour la qualité de service à l’usager. Plus de 8 français sur 10, d’après un sondage CSA d’août 2007, y sont favorables.

Un prêt à taux zéro pour faciliter la mobilité dans la fonction publique

Thursday 4 October 2007

Les fonctionnaires peuvent bénéficier d’un « prêt mobilité » à taux 0% d’un montant maximum de 1000 euros pour couvrir la caution demandée lors de la location d’un logement.

Ce « prêt mobilité » facilite l’accès au logement par l’avance de tout ou partie de la caution exigée pour une location. Ce prêt s’adresse aux fonctionnaires de l’Etat lors d’une première affectation ou de certains changements de résidence.

Le prĂŞt mobilitĂ© est un prĂŞt Ă  taux 0% pour un montant jusqu’à 1 000€ et d”une durĂ©e de remboursement de 3 ans.

Qui bénéficie du « prêt mobilité » ?

Les fonctionnaires civils de l’Etat qui s’installent suite à leur recrutement :

- qu’ils soient fonctionnaires stagiaires ou titulaires, magistrats, ouvriers d’Etat, recrutés par les procédures ouvertes aux personnes handicapés ou par la voie du PACTE ;
- qui justifient d’un revenu fiscal de référence, l’année n-2, inférieur à un certain plafond tenant compte de la situation de famille ;
- et qui ont déménagé, suite à leur recrutement, à plus de 70 km de leur domicile antérieur.

Les fonctionnaires civils titulaires et magistrats ayant dû changer de résidence, par exemple suite à une promotion, à l’accomplissement de la durée maximale d’occupation de leur emploi précédent (article 18 du décret du 28 mai 1990). Aucune condition de ressources n’est exigée.

Le prêt mobilité peut se cumuler avec les aides attribuées par les ministères, qu’elles prennent ou non la forme de prêts. Un agent peut bénéficier de plusieurs prêts mobilité successifs dans sa carrière.

Tout agent peut faire la demande de ce prêt dès lors que son affectation est intervenue depuis le 1er septembre 2006 (circulaire du 5 juillet 2007).

Pour toute information et pour obtenir tous les formulaires nécessaires, le site internet : www.pretmobilite/

Des conseillers sont Ă©galement disponibles du lundi au vendredi de 8h30 Ă  18h30 au n° Azur :  0 810 600 176 (N° Azur - prix d”une communication locale).

  • Source : CommuniquĂ© de presse du Ministère de l’Economie et des Finances

La taxation des stock-options : une solution possible selon Sarkozy

Thursday 4 October 2007

Devant les sĂ©nateurs et les dĂ©putĂ©s UMP rĂ©unis Ă  l’ElysĂ©e mercredi, Nicolas Sarkozy a clairement donnĂ© le ton ! La taxation des stock-options est une solution possible pour venir Ă  la rescousse des comptes de la protection sociale.

Les grands patrons et les jeunes loups de la finance vont devoir mettre la main Ă  la poche pour aider le gouvernement Ă  sortir la sĂ©cu de l’impasse. C’est du moins ce qui semble se profiler avec la mise en place probable d’une taxation sur les stock-options.

En effet, pour mieux faire passer la pilule des efforts consentis par tous les Français alors que la franchise mĂ©dicale est sur les rails, Nicolas Sarkozy a mis les pieds dans le plat social mercredi face Ă  un parterre de sĂ©nateurs et de dĂ©putĂ©s UMP rĂ©unis Ă  l’ElysĂ©e. Selon le PrĂ©sident, chercher Ă  rééquilibrer les comptes publics par le rationnement n’est pas une bonne idĂ©e. Et force est de constater que les annĂ©es d’austĂ©ritĂ© des gouvernements prĂ©cĂ©dents ont achopĂ©. “La rĂ©forme pour moi, ce n’est pas une purge (…) Ce n’est pas la politique par laquelle les Ă©lites font payer au peuple les fautes que les Ă©lites elles-mĂŞmes ont commises.” Voila qui a donc le mĂ©rite d’ĂŞtre clair ! Les Ă©narques sont renvoyĂ©s Ă  leurs pĂ©nattes en attendant des jours meilleurs ! Et Nicolas Sarkozy persiste sur le fait qu’il faut aller chercher les talents lĂ  oĂą ils se trouvent, mĂŞme si cela doit ĂŞtre en dehors du prĂ©-carrĂ© de l’UMP. L’ouverture donc est toujours d’actualitĂ© ! L’autre point important du discours prĂ©sidentiel est qu’il faut que tout le monde s’y mette : “La rĂ©forme, pour moi, ce n’est pas que la rĂ©forme des rĂ©gimes spĂ©ciaux, c’est aussi une certaine contribution des stocks options au financement de la protection sociale”, a ainsi dĂ©clarĂ© Nicolas Sarkozy. Cette dĂ©claration vient donc confirmer ce que le quotidien Ă©conomique et financier Les Echos a rĂ©vĂ©lĂ©, mercredi 3 octobre Ă  savoir que le gouvernement est prĂŞt Ă  “accepter l’instauration de cotisations sociales sur les stock-options lors du dĂ©bat parlementaire sur le projet de loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2008″.

Croissance 2007 : l’Insee revoit Ă  la baisse ses estimations Ă  1,8%

Thursday 4 October 2007

Selon la note de conjoncture publiĂ©e le 4 octobre par l’Insee, la France oscille en 2007 entre rattrapage et incertitudes financières. La croissance du PIB serait de 1,8 % pour 2007 soit dans le bas de la fourchette prĂ©vue par le gouvernement.

Il y a quelques semaines, l’OCDE estimait la croissance française pour 2007 Ă  1,8%, un avis confirmĂ© par la Commission europĂ©enne avec une estimation de 1,9%. Aujourd’hui, c’est l’Insee qui enfonce le clou : ses prĂ©visions de 2,1% jusqu’Ă  maintenant viennent d’ĂŞtre abaissĂ©es Ă  1,8%. Ce mauvais chiffre publiĂ© par l’Insee dans sa note de conjoncture en date du 4 octobre n’arrange pas les affaires du gouvernement Sarkozy Ă©videmment qui tablait lui sur une fourchette de 2 Ă  2,5% de croissance.

Les Subprimes en cause

Selon les rĂ©dacteurs de la note de conjoncture de l’Insee, cette baisse de la croissance est essentiellement dĂ»e aux “turbulences financières de cet Ă©tĂ©”. Avant, “la croissance mondiale Ă©tait installĂ©e sur un rythme encore soutenu”, depuis on navigue Ă  vue. “Ces turbulences risquent d’accentuer le ralentissement en cours, mais dans des proportions très difficiles Ă  apprĂ©cier aujourd’hui.” L’Insee apporte toutefois un bĂ©mol “sous l’hypothèse que les difficultĂ©s financières se rĂ©solvent progressivement, grâce notamment Ă  l’action des banques centrales, ses effets devraient rester modĂ©rĂ©s Ă  l’horizon de la fin de cette annĂ©e.” Et les experts de l’Insee d’ajouter : “Les tendances de fond Ă  l’œuvre avant que ne survienne cette crise devraient donc prĂ©valoir au second semestre.” Pour la France, “en dĂ©pit de ce contexte moins porteur, la croissance française ne devrait pas flĂ©chir au second semestre. Au contraire, les indicateurs conjoncturels laissent augurer une croissance soutenue au troisième trimestre (+ 0,7 %), puis un peu plus modĂ©rĂ©e au quatrième (+ 0,5 %). Sur l’ensemble de l’annĂ©e, la croissance du PIB serait ainsi de 1,8 %.”

L’emploi en sursaut

Dans cette “annus horibilis”, l’Insee note toutefois une rĂ©elle embellie sur le marchĂ© de l’emploi en France. “Les crĂ©ations d’emploi devraient approcher les 340 000 sur l’ensemble de l’annĂ©e, dans la lignĂ©e d’un excellent premier semestre (+212 000 crĂ©ations).” Selon l’Insee “l’emploi marchand non agricole augmenterait de 100 000 au second semestre. Les services aux particuliers et aux entreprises seraient les plus crĂ©ateurs d’emploi avec respectivement + 84 000 et + 103 000 emplois créés en 2007. Au total, l’emploi dans les services marchands augmenterait de 256 000 en 2007 après 187 000 en 2006. MalgrĂ© un repli des emplois aidĂ©s au second semestre, les crĂ©ations d’emploi total progresseraient encore en 2007 (340 000 contre 285 000 en 2006).”

Pour en savoir plus sur les chiffres de l’Insee, consultez la note de conjoncture du 4 octobre ici.