Archive pour la catégorie 'Emprunt'

DĂ©duction des intĂ©rĂŞts d’emprunt : le dĂ©tail de l’instruction fiscale

Tuesday 15 April 2008

SouhaitĂ©e par le gouvernement et mise en place Ă  partir de la date de l’Ă©lection prĂ©sidentielle, la dĂ©duction des intĂ©rĂŞts d’emprunt de la rĂ©sidence principale vient de faire l’objet d’une publication d’une instruction fiscale au sein du bulletin officiel des impĂ´ts.
Le crédit d’impôt sur le revenu bénéficie aux contribuables personnes physiques, fiscalement domiciliées en France, qui souscrivent un prêt immobilier pour acquérir ou faire construire un logement affecté à leur habitation principale.
Le prêt immobilier peut être souscrit soit par un contribuable personne physique lorsqu’il acquiert ou lorsqu’il fait construire directement un  logement, soit par le biais d’une société civile non soumise à l’impôt sur les sociétés qui devient alors propriétaire du logement. Dans ce dernier cas, le logement doit être mis à la disposition gratuite de l’associé personne physique qui entend bénéficier du crédit d’impôt, au titre de son habitation principale. Le montant des intérêts pris en compte pour déterminer le montant du crédit d’impôt devra dans ce cas être calculé à raison de la quote-part de cet associé dans le capital de la société propriétaire correspondant au logement concerné.
Le crédit d’impôt s’applique aux intérêts payés au titre des cinq premières annuités de remboursement du prêt immobilier.
La base du crédit d’impôt est plafonnée chaque année à 3 750 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée, et à 7 500 € pour un couple soumis à imposition commune. Ces montants sont majorés de 500 € par personne à charge, ou de 250 € lorsqu’il s’agit d’un enfant réputé à charge égale de l’un et l’autre de ses parents.
Les plafonds de 3 750 € et 7 500 € sont respectivement portés à 7 500 € et à 15 000 € lorsque le foyer fiscal comporte au moins une personne handicapée. Ces majorations peuvent être cumulées, le cas échéant, avec celles correspondant au nombre de personnes à charge.
Le crédit d’impôt est égal à 40 % du montant des intérêts versés au titre de la première annuité de remboursement du prêt immobilier et à 20 % du montant des intérêts versés au titre des quatre annuités suivantes, après application du plafonnement et des éventuelles majorations.
Il s’applique Ă  la condition que le logement faisant l’objet du prĂŞt soit, Ă  la date de paiement des intĂ©rĂŞts, affectĂ© Ă  l’usage d’habitation principale du contribuable. Certaines modalitĂ©s particulières sont toutefois prĂ©vues en cas d’acquisition en Ă©tat futur d’achèvement ou de construction.
Il s’applique aux intérêts versés au titre des prêts immobiliers contractés pour une acquisition qui a donné lieu à la signature d’un acte authentique à compter du 6 mai 2007 ou, en cas de construction, lorsque la déclaration d’ouverture de chantier est intervenue à compter de cette même date.
Lire l’intĂ©gralitĂ© de l’instruction fiscale :  http://www11.minefi.gouv.fr/boi/boi2008/cadliste.htm

Avec le nouveau Pass foncier, l’achat d’une maison c’est 15 euros par jour

Wednesday 16 January 2008

Dans un entretien au quotidien les Echos en date du 14 janvier, Christine Boutin Ministre du Logement et de la ville s’est longuement expliquĂ©e sur le projet de nouveau Pass foncier.
Selon l’avis de Christine Boutin, la ministre au logement et Ă  la ville, le nouveau Pass foncier est un “produit rĂ©volutionnaire de mise Ă  disposition d’une maison que l’acheteur pourrait payer en acquittant un forfait journalier.” L’idĂ©e de ce nouveau Pass est simple : pour un forfait de 15 euros par jour, soit 450 euros par mois pendant vingt ans, un particulier pourra acceder Ă  la propriĂ©tĂ© sans fournir un trop gros efforts financier. Le projet du nouveau Pass Foncier va permettre ainsi de rendre accessible l’acquisition d’une maison individuelle de 80 m² pour un mĂ©nage gagnant une fois et demi Ă  deux fois le Smic. Le Pass foncier repose sur un montage financier qui prĂ©voit de dissocier le prix du terrain de celui de la construction. La ministre entend dĂ©buter ce grand chantier social par la rĂ©alisation de 5 000 maisons, construites en villages sous forme d’ensembles de cinquante unitĂ©s sur des terrains de 2 hectares. A terme, comme l’explique la ministre, l’objectif est d’atteindre 20 000 constructions. Pour inciter les promoteurs Ă  adhĂ©rer Ă  ce projet, la ministre propose une TVA de 5,5 % lors de la construction. La banque sera l’interlocuteur unique pour toute l’opĂ©ration. Elle sera chargĂ©e de proposer aux primo accĂ©dants le projet immobilier avec, Ă  la clĂ©, un financement et un dossier Pass foncier. Ce nouveau dispositif va tenter par sa simplicitĂ© apparente de faire oublier le fiasco rencontrĂ© par les maisons Ă  100 000 euros lancĂ©es par Jean-Louis Borloo en 2005. Ce dispositif n’a en effet jamais sĂ©duit les particuliers ni les collectivitĂ©s locales mises Ă  contribution. Ce premier dispositif n’a Ă©tĂ© suivi d’effet que pour 800 constructions.

Crédit à Taux variable : les emprunteurs déchantent !

Tuesday 23 October 2007

L’Association française des usagers des banques tire la sonnette d’alarme : les emprunts Ă  taux variable contractĂ©s par les particuliers ces derniers mois deviennent ingèrables tant l’augmentation des taux s’emballe Ă  l’image des « Subprimes » amĂ©ricaines.

L’Association française des usages des banques (AFUB) monte au crĂ©neau contre les emprunts Ă  taux variable. Dans une interview donnĂ©e Ă  LCI dernièrement, Serge MaĂ®tre (prĂ©sident de l’Afub) tire la sonnette d’alarme : « En moins de deux semaines, nous avons reçu environ 250 tĂ©moignages de la part de personnes en dĂ©sarroi. » Et le prĂ©sident de l’Afub de citer quelques exemples Ă©loquents de ces courriers dĂ©sespĂ©rĂ©s : « un couple avait empruntĂ© 200.000 euros sur 30 ans avec un taux variable. En un an, leur taux d’intĂ©rĂŞt est passĂ© de 3,4% Ă  5,7%. Donc, pour ne pas trop augmenter leurs mensualitĂ©s -qui sont tout de mĂŞme passĂ©es de 150 euros Ă  230 euros-, la durĂ©e du remboursement a Ă©tĂ© prolongĂ©e de six ans. 36 ans au lieu de 30. » Selon Serge MaĂ®tre, ce cas est extrĂŞme mais malheureusement pas isolĂ© : « Une personne avait empruntĂ© 120.000 euros au taux de 3,4% en avril 2006 sur 25 ans. Aujourd’hui, son taux est passĂ© Ă  4,80% et son emprunt court dĂ©sormais sur 34 ans, 9 ans de plus que prĂ©vu ! »

Gare aux tentations du taux variable !

Selon l’Afub, les taux variables sont particulièrement pervers puisqu’ils font exploser les coĂ»ts du crĂ©dit sous l’effet de l’augmentation des taux. Sachant cela, l’association souhaite que les banques fassent un effort afin d’Ă©viter de reproduire l’exemple amĂ©ricain des Subrpimes. « Les AmĂ©ricains considèrent que la France ne fait que diffĂ©rer la crise en prĂ©fĂ©rant allonger les durĂ©es d’emprunt plutĂ´t que d’augmenter les remboursements des personnes qui ont des mauvaises surprises avec leur emprunt immobilier. Mais lorsque cette variable d’ajustement sera Ă©puisĂ©e, il faudra augmenter les mensualitĂ©s et lĂ , on courra le risque d’obliger les gens Ă  revendre leur bien faute de pouvoir rembourser leur prĂŞt » prĂ©cise Serge MaĂ®tre Ă  LCI. « Pour ne pas en arriver lĂ , nous demandons aux banques de renĂ©gocier les emprunts de leurs clients en difficultĂ©. Le CIC s’y est dĂ©jĂ  engagĂ©. » Selon l’Afub, les emprunts Ă  taux variables reprĂ©sentaient en 2005 5% des crĂ©dits octroyĂ©s, 8,5% en 2006 et sans doute autour de 10% actuellement. Chez certaines banques comme le CrĂ©dit Foncier de France les crĂ©dits Ă  taux d’intĂ©rĂŞts variables reprĂ©sentent 35% des contrats.

Les français et les crédits en 2007

Wednesday 11 July 2007

Selon l’enquĂŞte annuelle de l’Observatoire de l’endettement des mĂ©nages rĂ©alisĂ©e par la FĂ©dĂ©ration bancaire française et TNS Sofres, 50,9% des mĂ©nages français dĂ©tenaient au moins un crĂ©dit fin 2006.
Les rĂ©sultats de l’enquĂŞte annuelle de l’Observatoire de l’endettement des mĂ©nages ont Ă©tĂ© publiĂ©s le 30 mars 2007. Il ressort de cette vague d’enquĂŞte auprès de 12 000 mĂ©nages que le niveau de dĂ©tention de crĂ©dit en France est Ă©levĂ© mais toutefois moindre que l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente (52,6% fin 2005).

Les principaux rĂ©sultats de l’enquĂŞte
Les crédits immobiliers en augmentation :
Le recours au crĂ©dit immobilier par les français atteint un des taux les plus Ă©levĂ©s depuis 10 ans. En effet, fin 2006, 30,2% des mĂ©nages français dĂ©tenaient des crĂ©dits immobiliers soit un chiffre stable par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente (30,5%). Ce taux Ă©levĂ© est du principalement Ă  l’allongement de la durĂ©e des prĂŞts (17,8 ans en 2006 contre 12,8 ans en 1993) et aux conditions de crĂ©dit actuelles attractives (taux moyens de 4,1% en 2006). Globalement, fin 2006 22,9% des mĂ©nages sont endettĂ©s au titre de l’accession Ă  la propriĂ©tĂ©, contre 21,8% fin 2003.
Les crĂ©dits de trĂ©sorerie en baisse : Fin 2006, 32,6% des mĂ©nages dĂ©tenaient des crĂ©dits de trĂ©sorerie (34,5% en 2005). Dans plus de la moitiĂ© des cas (55,6% des mĂ©nages), les crĂ©dits de trĂ©sorerie sont destinĂ©s Ă  financer l’achat d’une automobile ou d’une moto. Chez les jeunes mĂ©nages de moins de 30 ans, cette proportion grimpe Ă  67,5%. Après la voiture, le principal usage des crĂ©dits de trĂ©sorerie revient au financement d’un bien d’Ă©quipement de la maison (29,5% des mĂ©nages, 27,9% des jeunes mĂ©nages) et au financement d’un loisir (4,9% des mĂ©nages, 3,9% des jeunes mĂ©nages).
Les jeunes parient de plus en plus sur l’immobilier : Les jeunes mĂ©nages de moins de 30 ans n’ont jamais Ă©tĂ© aussi nombreux Ă  accĂ©der Ă  la propriĂ©tĂ© ! Fin 2006, 17,8% des jeunes sont accĂ©dants Ă  la propriĂ©tĂ© (+ 1 point en un an, et + 4 points depuis 2000). Globalement, 54,4% des mĂ©nages de moins de 30 ans ont au moins un crĂ©dit fin 2006.

La réforme fiscale du gouvernement Sarkozy en 6 points

Sunday 10 June 2007

DĂ©but juin, un mois après son Ă©lection, le nouveau prĂ©sident Sarkozy a annoncĂ© que ses propositions Ă©taient dĂ©sormais dans les mains du Conseil d’Etat pour validation avant d’ĂŞtre discutĂ©es et mises en place pendant l’Ă©tĂ© 2007.

Une réforme en 6 mesures
 

  • Bouclier fiscal : Ă  partir du 1er janvier 2008, les Français ne pourront plus ĂŞtre taxĂ©s Ă  plus de 50 % de leurs revenus (impĂ´ts et prĂ©lèvements sociaux compris).
  • Droits de succession  : Ils seront supprimĂ©s dans le cadre d’une transmission des biens au conjoint survivant mariĂ© ou pacsĂ©. L’abattement de 50 000 euros dans le cadre d’une transmission aux ascendants ou descendants passera Ă  150 000 euros par personne. Un abattement de 5 000 euros va ĂŞtre créé pour les neveux et nièces.
  • Donations :  les donations de son vivant en numĂ©raire Ă  un enfant, petit-enfant ou arrière-petit-enfant seront exonĂ©rĂ©es si elles n’excèdent pas 20 000 euros.
  • DĂ©duction des intĂ©rĂŞts d’emprunt immobilier : elle se fera sous la forme d’un crĂ©dit d’impĂ´t d’un montant de 20 % des intĂ©rĂŞts d’emprunts immobiliers sur l’achat de sa rĂ©sidence principale. La mesure s’appliquera seulement pour les 5 premières annĂ©es du prĂŞt. Elle sera plafonnĂ©e Ă  hauteur de 3 750 euros pour un cĂ©libataire, 7 500 euros pour un couple sans enfant. Il faudra rajouter 500 euros par personne Ă  charge.
  • ExonĂ©ration des heures sup’ : Ă  partir du 1e orctobre, les heures supplĂ©mentaires seront exonĂ©rĂ©es d’impĂ´t sur le revenu et bĂ©nĂ©ficieront “un allègement de cotisations sociales” pour les salariĂ©s comme pour les employeurs. La prime d’heure supplĂ©mentaire versĂ©e aux entreprises de moins de 20 salariĂ©s fixĂ©e jusqu’au 31 dĂ©cembre 2008 Ă  10%, sera portĂ©e Ă  25%.
  • ISF amĂ©nagĂ©e : Les contribuables taxĂ©s au titre de l’ISF pourront bĂ©nĂ©ficier d’un allègement de 50 000 euros maximum s’ils investissent dans des PME, mais aussi dans “des fondations reconnues d’utilitĂ© publique, des Ă©tablissements publics de recherche, d’enseignement supĂ©rieur ou des entreprises favorisant l’insertion”.

Les intĂ©rĂŞts d’emprunts immobiliers bientĂ´t dĂ©ductibles (en partie) des impĂ´ts

Thursday 24 May 2007

Dans une interview donnĂ©e au journal les Echos, Éric Woerth (Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique) annonce ce jeudi 23 mai 2007 des nouvelles mesures concernant notamment l’aide Ă  l’accession Ă  la propriĂ©tĂ© “Les intĂ©rĂŞts des emprunts immobiliers pourront ĂŞtre dĂ©duits des revenus, Ă  hauteur de 20 %, ce qui correspond au taux d’imposition moyen des mĂ©nages. Il s’agira d’un crĂ©dit d’impĂ´t limitĂ© dans le temps, qui aboutira Ă  des rĂ©ductions d’impĂ´t significatives. Elle sera applicable aux rĂ©sidences principales, dont l’acte authentique de vente a Ă©tĂ© signĂ© après le 6 mai 2007, jour de l’Ă©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique.” L’interview revient aussi sur les modalitĂ©s de mise en place du bouclier fiscal (dès l’an prochain) et les volontĂ©s du gouvernement sur les questions des successions.

Pour en savoir plus : http://www.lesechos.fr/info/france/4579766.htm

PrĂŞt immobilier : toujours plus long !

Sunday 20 May 2007

Selon  une Ă©tude de l’Observatoire de l’Epargne EuropĂ©enne, aujourd’hui, la durĂ©e moyenne des prĂŞts immobiliers s’Ă©tablit Ă  19 ans en France contre 25 ans au Royaume-Uni et 30 ans au Danemark, aux Pays-Bas, en Suède et en Allemagne.

Cette diffĂ©rence devrait progressivement s’estomper. En effet, après l’arrivĂ©e du prĂŞt Ă  50 ans, proposĂ© depuis janvier par la banque espagnole Kutxa par l’intermĂ©diaire du courtier immobilier Cafpi, deux Ă©tablissements, l’UCB, filiale de BNP Paribas, et le CrĂ©dit Foncier de France (CFF), filiale du groupe Caisse d’Epargne, ont inaugurĂ© une formule Ă  40 ans, et le CrĂ©dit immobilier de France s’apprĂŞte Ă  les imiter.

En attendant, en France ces dernières annĂ©es l’encours de crĂ©dit immobilier a fortement augmentĂ© (+40%)  sous la double influence de l’augmentation des prix de l’immobilier et de la baisse des taux d’intĂ©rĂŞt. Les mĂ©nages français portent un endettement moyen de 8.133 euros par habitant en 2005, Ă  comparer Ă  34.409 euros par habitant au Danemark et 24.026 euros au Royaume-Uni.

Taux d’usure en vigueur Ă  compter du 1e avril 07

Sunday 20 May 2007

Chaque trimestre, la Banque de France collecte auprès d’un large Ă©chantillon d’établissements de crĂ©dit les taux effectifs moyens pratiquĂ©s pour 11 catĂ©gories de prĂŞts. Ces taux, augmentĂ©s d’un tiers, Ă©tablissent les 11 seuils de l’usure correspondants. Les seuils de l’usure sont publiĂ©s sous la forme d’un avis au J.O. Ă  la fin de chaque trimestre pour le trimestre suivant. Les Ă©tablissements bancaires ne peuvent dĂ©passer les taux d’usure dans le cadre d’un prĂŞt sous peine d’ĂŞtre attaquĂ© par l’emprunteur.

Le Seuil de l’usure applicable à compter du 1er avril 2007

Prêts aux particuliers entrant dans le champ d’application des articles L 312-1 à L 312-36 du code de la consommation (prêts immobiliers) 
- prêts à taux fixe :  6,27 % 
- prêts à taux variable : 6,24 % 
- prêts relais : 6,35 % 
Prêts aux particuliers n’entrant pas dans le champ d’application des articles L 312-1 à L 312-36 du code de la consommation (crédits de trésorerie) 
- prêts d’un montant inférieur ou égal à 1 524 euros (1) :  20,33 % 
- découverts en compte, prêts permanents et financements d’achats ou de ventes à tempérament d’un montant supérieur à 1 524 euros et prêts viagers hypothécaires (1) :  14,44 %  19,25 % 
- prêts personnels et autres prêts d’un montant supérieur à 1 524 euros :  8,72 % 
Prêts accordés aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale 
- découverts en compte (2) :  14,44 % 
Prêts aux personnes morales n’ayant pas d’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale
prêts consentis en vue d’achats ou de ventes à tempérament :   10,76 % 
prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable : 6,73 % 
prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux fixe : 6,84 % 
découverts en compte (2) :  14,44 % 
autres prêts d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans :  9,12 % 

Convention Aeras : Emprunter avec un risque de santé

Friday 18 May 2007

Depuis janvier 2007, les personnes prĂ©sentant un risque de santĂ© aggravĂ© peuvent grâce Ă  la convention Aeras bĂ©nĂ©ficier de mesures spĂ©cifiques pour obtenir une assurance lors de la souscription d’un prĂŞt immobilier ou d’un prĂŞt Ă  la consommation.La convention Aeras a Ă©tĂ© signĂ©e le 6 juillet 2006 pour entrer en vigueur en janvier 2007 entre les pouvoirs publics, les banques, les assurances et des associations de malades et de consommateurs. Elle remplace la convention Belorgey jugĂ©e insuffisante. Elle permet Ă  toute personne malade de souscrire un prĂŞt sans entrave. En effet, lorsque l’on souhaite emprunter pour acheter une maison,  un bien de consommation ou encore dans le cas d’un emprunt professionnel, l’Ă©tablissement de crĂ©dit est tenu de vĂ©rifier la solvabilitĂ© de l’emprunteur. Dans la plupart des cas, Ă  cette Ă©tude de solvabilitĂ© s’ajoute la souscription d’une assurance pour protĂ©ger la banque et l’emprunteur contre les risques de dĂ©cès et d’invaliditĂ©. Cette assurance est toujours liĂ©e Ă  un questionnaire de santĂ© ce qui complique largement les choses quand l’emprunteur est atteint d’une maladie grave ou d’un handicap. Plus le risque d’invaliditĂ© et de dĂ©cès est important plus l’assurance est soit impossible Ă  obtenir soit portĂ©e Ă  des prix prohibitifs. Les engagements pris dans la convention Aeras proposent un amĂ©nagement pour faciliter l’accès au crĂ©dit et aux assurances liĂ©es.  

La convention s’applique dans le cadre des crĂ©dits Ă  la consommation destinĂ©s Ă  un achat prĂ©cis une assurance dĂ©cès peut ĂŞtre obtenue sans avoir Ă  remplir un questionnaire mĂ©dical si l’emprunteur est âgĂ© au maximum de 50 ans, que  la durĂ©e du crĂ©dit est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  4 ans (diffĂ©rĂ© de remboursement Ă©ventuel inclus) et que le montant cumulĂ© des crĂ©dits entrant dans cette catĂ©gorie ne dĂ©passe pas 15 000 €. 

Dans le cas d’un achat plus consĂ©quent telle qu’une rĂ©sidence principale ou dans le cadre d’un prĂŞt professionnel, la convention Aeras prĂ©voit la prise en charge d’une partie des surprimes Ă©ventuelles liĂ©es aux risques Ă  assurer. Cette mesure s’adresse uniquement aux personnes aux revenus modestes ne dĂ©passant pas un plafond fixĂ© en fonction du nombre de parts du foyer fiscal et du Plafond de la SĂ©curitĂ© Sociale (PSS) soit 2 682 € au 1e janvier 2007. La prime d’assurance ne reprĂ©sente ainsi pas plus de 1,5 points dans le taux effectif global de l’emprunt si :• le revenu Ă©gale 1 fois le PSS et si le nombre de parts est de 1 Ă  2• le revenu Ă©gale 1,25 fois le PSS et si le nombre de parts est de 2,5• le revenu Ă©gale 1,5 fois le PSS et si le nombre de parts est 3 ou plus. 

Dans tous les cas, les professionnels de l’assurance et de la banque signataires de la convention Aeras se sont engagés à donner une réponse à chaque demande de prêt immobilier dans un délai global de 5 semaines pour un dossier complet.

Taux 0% : les nouveautés 2007

Friday 18 May 2007

Le prêt à taux 0 à connu des modifications applicables depuis le 1e janvier 2007. Revue de détails des nouvelles dispositions.

Depuis le 1e janvier 2007, les ressources sont dĂ©terminĂ©es d’après le revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence (revenu annuel imposable après abattements) :

- de l’avant-dernière annĂ©e qui prĂ©cède l’offre de prĂŞt pour les demandes rĂ©alisĂ©es entre le 1e janvier et le 31 mars

- de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dant l’offre de prĂŞt pour les demandes rĂ©alisĂ©es Ă  partir du 1er avril

En outre, le montant du prĂŞt Ă  taux zĂ©ro est majorĂ© d’un montant maximal de 15 000 € pour les mĂ©nages qui construisent ou acquièrent un logement neuf ou bĂ©nĂ©ficient d’une aide Ă  l’accession Ă  la propriĂ©tĂ© de la part d’une collectivitĂ© territoriale du lieu d’implantation du logement ou encore qui respectent les plafonds de ressources du logement social (PLUS). La majoration s’ajoute au montant de base du prĂŞt Ă  0 % sans pouvoir porter le montant total du prĂŞt au-delĂ  du coĂ»t total de l’opĂ©ration.

La majoration du montant du prĂŞt Ă  taux zĂ©ro s’Ă©tablit selon le barĂŞme suivant :

● Si le logement est destiné à être occupé par 3 personnes et moins la majoration est égale à 12 500 € en zone A et 10 000 € en zones B ou C.

● Si le logement est destiné à être occupé par 4 personnes et plus la majoration est égale à 15 000 € en zone A et 12 500 € en zones B ou C.

Les plafonds de ressources du logement social (PLUS) pour bénéficier de la majoration du prêt à taux zéro sont calculés selon le barême suivant :

Logement destinĂ© Ă  ĂŞtre occupĂ© par une personne : Paris et communes limitrophes : 18 463 € ; Reste de l’Ile-de-France : 18 463 € ; Autres rĂ©gions : 16 052 €

Logement destinĂ© Ă  ĂŞtre occupĂ© par deux personnes : Paris et communes limitrophes : 27 593 € ; Reste de l’Ile-de-France : 27 593 € ; Autres rĂ©gions : 21 435 €

Logement destinĂ© Ă  ĂŞtre occupĂ© par trois personnes : Paris et communes limitrophes : 36 172 € ; Reste de l’Ile-de-France : 33 169 € ; Autres rĂ©gions : 25 778 €

Logement destinĂ© Ă  ĂŞtre occupĂ© par quatre personnes : Paris et communes limitrophes : 43 187 € ; Reste de l’Ile-de-France : 39 730 € ; Autres rĂ©gions : 31 119 €

Logement destinĂ© Ă  ĂŞtre occupĂ© par cinq personnes : Paris et communes limitrophes : 51 382 € ; Reste de l’Ile-de-France : 47 033 € ; Autres rĂ©gions : 36 608 €

Logement destinĂ© Ă  ĂŞtre occupĂ© par six personnes : Paris et communes limitrophes : 57 819 € ; Reste de l’Ile-de-France : 52 926 € ; Autres rĂ©gions : 41 256 €

Au delĂ , par personne supplĂ©mentaire : Paris et communes limitrophes : 6 442 € ; Reste de l’Ile-de-France : 5 897 € ; Autres rĂ©gions : 4 602 €

Pour les personnes qui ne répondent par aux critères ouvrant droit à majoration, les plafonds de ressources 2007 (en euros) sont les suivants :

MĂ©nage d’1 personne

Zone A : 25 000 Zones B et C : 18 950

Ménage de 2 personnes

Zone A : 35 000 Zones B et C : 25 270

Ménage de 3 personnes

Zone A : 40 000 Zones B et C : 29 230

Ménage de 4 personnes

Zone A : 45 500 Zones B et C : 32 390

Ménage de 5 personnes et plus

Zone A : 51 900 Zones B et C : 35 540

Zone A : agglomĂ©ration parisienne, Genevois français et une partie de la CĂ´te d’Azur.

Zone B : agglomĂ©rations de plus de 50 000 habitants, communes en bordure de l’agglomĂ©ration parisienne, communes des dĂ©partements d’outre-mer et certaines communes littorales et frontalières.

Zone C : toutes les autres communes.

Le montant maximal du prĂŞt Ă  0 % hors majoration (en euros) pour les logements neufs s’Ă©tablit selon le barĂŞme suivant :

MĂ©nage d’1 personne

Zone A : 16 000 Zones B et C : 11 000

Ménage de 2 personnes

Zone A : 22 500 Zones B et C : 16 500

Ménage de 3 personnes

Zone A : 25 000 Zones B et C : 19 000

Ménage de 4 personnes

Zone A : 27 500 Zones B et C : 21 500

Ménage de 5 personnes

Zone A : 30 000 Zones B et C : 24 000

Ménage de 6 personnes et plus

Zone A : 32 500 Zones B et C : 26 500

Montant maximal du prĂŞt Ă  0 % hors majoration (en euros) pour les logements anciens s’Ă©tablit selon le barĂŞme suivant :

MĂ©nage d’1 personne

Zone A : 14 400 Zone B : 8 800 Zone C : 8 250

Ménage de 2 personnes

Zone A : 20 250 Zone B : 13 200 Zone C : 12 375

Ménage de 3 personnes

Zone A : 22 500 Zone B : 15 200 Zone C : 14 250

Ménage de 4 personnes

Zone A : 24 750 Zone B : 17 200 Zone C : 16 125

Ménage de 5 personnes

Zone A : 27 000 Zone B : 19 200 Zone C : 18 000

Ménage de 6 personnes et plus

Zone A : 29 250 Zone B : 21 200 Zone C : 19 875

Zone A : agglomĂ©ration parisienne, Genevois français et une partie de la CĂ´te d’Azur. Zone B : agglomĂ©rations de plus de 50 000 habitants, communes en bordure de l’agglomĂ©ration parisienne, communes des dĂ©partements d’outre-mer et certaines communes littorales et frontalières. Zone C : toutes les autres communes.