Rachat de crédits : Rentable ?

Si les revenus sont amenés à baisser, les mensualités des prêts en cours qui étaient jusqu'alors acceptables deviennent rapidement insupportables. Et c'est un cercle vicieux puisque la tentation est grande de reprendre un nouveau crédit pour réussir à faire face... Si la situation commence à devenir périlleuse, la solution du rachat de crédit aussi appelée renégociation de prêt est à étudier de près.

Le rachat de crédit : mauvaise ou bonne idée ?

Racheter un crédit consiste à rembourser par anticipation un ou plusieurs crédits existants en le(s) remplaçant par un nouveau crédit, à un taux moins élevé. Cette opération se fait soit auprès du même établissement bancaire pour rééchelonner les mensualités et/ou profiter de la baisse des taux (il s’agit alors d’une renégociation de prêt) soit auprès d’un autre établissement bancaire (il s’agit alors d’un rachat de prêt). Selon les cas, l'idée de passer par une solution de rachat de crédit peut s'avérer bonne ou mauvaise !

En fait, si le résultat visé est de faire baisser les mensualités par un rééchelonnement des dettes sur un plus long terme pour mieux vivre au quotidien, la solution du rachat d'emprunt est à privilégier. Si l'idée est de faire un coup financier et de réelles économies sur les taux d'emprunt, il convient de faire très attention ! En effet, les cas sont très variables : certains pourront s'avérer rentables d'autres pas du tout !

Le rachat de crédit : une opération rentable ?

Lors de la souscription d’un prêt, la loi permet d'assortir certains contrats de crédit à des pénalités visant à décourager les remboursements anticipés. Les pénalités de remboursement anticipé concernent uniquement les prêts immobiliers. Pour les prêts immobiliers, les pénalités correspondent au maximum à la valeur de 1 semestre d'intérêt sur le capital remboursé au taux moyen du prêt sans pouvoir dépasser 3 % du capital restant dû avant le remboursement. Selon les spécialistes du rachat de crédit, la mise en place d'une opération n’est vraiment intéressante que pendant les 7 premières années du prêt en cours. En effet, après 7 ans, la différence totale des mensualités n’est plus suffisante pour couvrir les pénalités et les frais associés. Si les taux baissent même de façon significative entre le moment de la signature du contrat de prêt et son rachat potentiel, pour que le gain financier soit suffisant, il faut que la différence de taux soit au minimum de 1,2 %. Le calcul de la différence de taux s’effectue sur la durée restante du prêt.

Dans tous les cas, les frais de rachat de prêt (frais de dossier, frais de garantie…) sont ajoutés au capital à refinancer. Pour les prêts à la consommation, le remboursement anticipé n'est jamais assorti à des pénalités sauf dans certains cas très précis (location avec options d'achat par exemple). Le rachat de prêts à la consommation est donc généralement rentable surtout si les prêts sont des « crédits permanents », des crédits revolving, etc dont les taux sont prohibitifs.